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Ziguinchor-Marche interdite : le collectif « L’Heure est grave pour la Casamance » respecte la décision du Préfet


Rédigé le Samedi 26 Septembre 2026 à 13:49 | Lu 60 fois | 0 commentaire(s)




La marche citoyenne annoncée par le collectif « L’Heure est grave pour la Casamance » n’aura pas lieu ce samedi 26 septembre à Ziguinchor. Son président, El Hadj Mamadou Kamara, et ses membres ont décidé de se conformer à la décision du préfet Latyr Diaye, qui a interdit la manifestation en raison de la commémoration du naufrage du bateau Le Joola.

Dans une lettre datée du 23 septembre, le préfet a rappelé que cette journée est consacrée au souvenir des milliers de victimes de la catastrophe maritime de 2002. Il a souligné qu’il s’agit d’un moment de recueillement, de prières et de solidarité nationale, mobilisant autorités, familles endeuillées et forces de défense et de sécurité. « Une journée de mémoire qui ne saurait être perturbée par une autre mobilisation, aussi légitime soit-elle », a-t-il insisté dans sa correspondance.

Le collectif, qui entendait protester contre les lenteurs supposées dans le démarrage des travaux du nouveau pont Émile Badiane, a pris acte de cette interdiction. Ses responsables affirment comprendre la démarche de l’autorité administrative et saluent le rappel au devoir de mémoire. « Nous respectons la décision du préfet et nous nous associons aux prières pour le repos des âmes des disparus du Joola », a déclaré El Hadj Kamara, réaffirmant la solidarité du mouvement avec les familles des victimes.

Toutefois, le collectif maintient ses préoccupations autour du pont Émile Badiane, considéré comme un projet stratégique pour le désenclavement et le développement de la Casamance. Les membres de « L’Heure est grave » assurent qu’ils reprogrammeront leur marche pacifique à une date ultérieure, une fois passée la journée de commémoration.

Cette décision illustre la volonté du collectif de conjuguer engagement citoyen et respect des symboles nationaux. Elle met en lumière la tension entre la nécessité de rappeler les urgences locales, comme les infrastructures, et l’impératif de préserver la mémoire collective d’une tragédie qui reste gravée dans la conscience nationale.



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